
⏱️ Lecture : 5 min | 🎯 Objectif : comparer les options possibles pour votre véhicule de fonction
- Le véhicule de fonction a un impact fiscal, social, comptable et personnel pour le dirigeant
- L’avantage en nature n’est pas la seule option à étudier
- Avantage en nature ou contrepartie versée par le dirigeant : les deux options doivent être comparées
- Le bon choix dépend de l’usage réel du véhicule, de sa motorisation, de son financement et du statut du dirigeant
Le choix d’un véhicule de fonction n’est plus une simple décision de confort ou de mobilité. Pour un dirigeant de SAS ou de SASU, il engage à la fois la fiscalité de l’entreprise, les cotisations sociales du président assimilé salarié, le traitement comptable du véhicule et dans certains cas, le coût global personnel réellement supporté. Le sujet est d’autant plus stratégique que les règles d’évaluation de l’avantage en nature ont été durcies pour les véhicules mis à disposition depuis le 1er février 2025.
Autrement dit, un même véhicule peut produire des effets très différents selon le mode de traitement retenu pour son usage personnel. C’est à ce moment qu’un arbitrage « intuitif » peut devenir coûteux.
Choisir votre véhicule de fonction en 2026
En 2026, plusieurs paramètres doivent être analysés ensemble. D’abord, l’évaluation forfaitaire de l’avantage en nature applicable aux véhicules mis à disposition depuis le 1er février 2025 renchérit le coût fiscal et social du véhicule, aussi bien pour un véhicule acheté que pour un véhicule loué. Ensuite, les taxes sur l’affectation des véhicules de tourisme à des fins économiques continuent de peser sur le coût global, dans un cadre durci depuis 2025, notamment pour les véhicules hybrides.
Autrement dit, le bon choix ne dépend plus seulement du prix du véhicule ou de son mode de financement, mais de son impact global pour la société et pour le dirigeant.
Président de SAS/SASU : pourquoi le sujet est particulièrement sensible
Le président de SAS relève du régime des assimilés salariés. En SASU, le président bénéficie également de ce statut lorsqu’il est rémunéré au titre de son mandat social. Les cotisations sociales liées à sa rémunération sont, dans les grandes lignes, celles d’un salarié cadre, hors assurance chômage.
En pratique, un mauvais arbitrage peut créer un double décalage :
- un coût supérieur pour la société ;
- un coût personnel plus élevé que prévu pour le dirigeant.
C’est ce qui rend le sujet trompeur. Beaucoup de décisions sont prises à partir du loyer mensuel ou du prix d’achat, alors que la vraie question est : quelle option reste la plus cohérente après fiscalité, cotisations et usage personnel ?
Les 2 options à comparer pour votre véhicule de fonction sur 5 ans
Pour un dirigeant de SAS ou de SASU, le sujet central n’est pas seulement le financement du véhicule, mais le traitement de son usage personnel. Sur 5 ans, deux options peuvent être comparées :
- l’avantage en nature ;
- la contrepartie annuelle acquittée par le dirigeant dans le cadre d’une location interne avec TVA.
L’objectif d’une étude comparative est de mesurer, pour chacune de ces options, les effets sociaux, fiscaux, comptables et juridiques selon la situation réelle du dirigeant.
Option 1 : le véhicule traité comme un avantage en nature
Dans cette configuration, le véhicule est mis à disposition du dirigeant et son usage personnel est traité comme un avantage en nature. Cette solution peut être pertinente, mais elle doit être appréciée au regard de ses effets sociaux et fiscaux pour la société comme pour le dirigeant, notamment depuis le durcissement des règles applicables aux véhicules mis à disposition depuis le 1er février 2025.
Option 2 : la contrepartie annuelle acquittée par le dirigeant (location interne avec TVA)
La seconde option consiste à mettre en place une contrepartie annuelle versée par le dirigeant à la société, dans le cadre d’une location interne avec TVA.
Cette approche peut, selon les situations, permettre un traitement plus optimisé de l’usage personnel du véhicule. Elle doit toutefois être cohérente sur les plans fiscal, social, comptable et juridique. Le BOFiP précise d’ailleurs que lorsque le véhicule est destiné, dès son acquisition, à être mis à disposition permanente d’un salarié ou assimilé avec contrepartie, la TVA grevant cette acquisition n’est pas exclue du droit à déduction. Ce point, très technique, justifie une validation experte au cas par cas, par votre expert FITECO.
Pourquoi cette comparaison doit être personnalisée
Le bon choix dépend notamment :
- de la valeur du véhicule ;
- de son mode de financement ;
- de l’usage professionnel et personnel réel ;
- du statut du dirigeant ;
- du niveau de rémunération ;
- des impacts sociaux et fiscaux associés.
Deux dirigeants qui choisissent un véhicule identique peuvent donc aboutir à des conclusions différentes. D’où l’intérêt d’une comparaison fondée sur des données chiffrées plutôt que sur un raisonnement intuitif.
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Ce qu’il faut intégrer dans vos calculs en 2026
Avantage en nature : un coût fiscal et social plus visible
Le vrai tournant vient de l’évaluation forfaitaire de l’avantage en nature applicable aux véhicules mis à disposition depuis le 1er février 2025. Les taux ont été relevés pour les véhicules achetés comme pour les véhicules loués. Pour un président assimilé salarié, il ne suffit plus de raisonner “prix du véhicule” ou “mensualité de leasing”. Il faut intégrer l’impact fiscal et social du véhicule dans l’arbitrage global.
Amortissement, TVA et taxes : les bons réflexes
Trois réflexes sont indispensables :
- vérifier le plafond d’amortissement déductible selon les émissions du véhicule ; les plafonds restent notamment fixés à 30 000 €, 20 300 €, 18 300 € ou 9 900 € selon les cas ;
- vérifier si la TVA est récupérable ou non, ce qui n’est pas automatique pour un véhicule de tourisme ; en principe, elle ne l’est pas pour un véhicule conçu pour le transport de personnes ou à usage mixte, sauf situations particulières ;
- intégrer les taxes annuelles CO2 et liées à l’ancienneté/polluants, avec un durcissement progressif des barèmes et la fin de l’exonération CO2 des hybrides depuis 2025.
Électrique, hybride, thermique : attention aux raccourcis
Les véhicules 100 % électriques restent favorisés sur certains points, notamment pour les taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques, et l’arrêté du 25 février 2025 prévoit également un régime social plus favorable pour certains véhicules exclusivement électriques respectant la condition de score environnemental, avec un abattement de 70 % plafonné à 4 582 € jusqu’au 31 décembre 2027.
En revanche, l’hybride n’est plus automatiquement protégé sur la taxe annuelle CO2 depuis le 1er janvier 2025. Une lecture trop rapide peut donc conduire à surestimer l’intérêt réel d’un modèle.
Comment sécuriser votre décision avant de signer
Alexis Mihoubi, fiscaliste associé #chezFITECO vous guide :
« Avant de choisir votre véhicule de fonction, il est utile de valider 5 points :
- Votre usage personnel est-il marginal ou important ?
- Quel mode de traitement de l’usage personnel du véhicule est le plus pertinent ?
- Quelle sera la motorisation et son niveau d’émissions ?
- Quel sera l’impact fiscal et social de l’avantage en nature ?
- Le montage retenu est-il juridiquement et fiscalement cohérent ? »
Chez FITECO, nos experts vous accompagnent en comparant les options réellement ouvertes au dirigeant, chiffrer leurs impacts et identifier la solution la plus cohérente avec l’usage professionnel, l’usage personnel et les objectifs patrimoniaux.
En 2026, pour un dirigeant de SAS ou de SASU, le véhicule de fonction est un sujet de coût global, pas seulement de financement. Entre avantage en nature et contrepartie annuelle, la solution la plus pertinente dépend de l’usage réel du véhicule, de la motorisation, du niveau de rémunération et du cadre retenu.
Le bon réflexe consiste donc à comparer ces options avant toute décision, avec un chiffrage complet et sécurisé.
Vous souhaitez comparer avantage en nature et contrepartie annuelle pour votre futur véhicule de fonction ? Échangez avec un expert FITECO pour sécuriser votre décision.
FAQ : véhicule du dirigeant
Un président de SASU peut-il avoir un véhicule de fonction ?
Oui. Le président de SASU bénéficie du statut d’assimilé salarié lorsqu’il est rémunéré au titre de son mandat social. Si un véhicule est mis à sa disposition avec usage personnel, cela peut constituer un avantage en nature soumis à cotisations sociales.
La société peut-elle récupérer la TVA sur le véhicule ?
En principe, la TVA sur un véhicule de tourisme conçu pour le transport de personnes ou à usage mixte n’est pas déductible. Il existe toutefois des cas spécifiques, notamment lorsqu’un véhicule est destiné dès l’origine à une mise à disposition permanente avec contrepartie, qui doivent être vérifiés au cas par cas.
La contrepartie annuelle est-elle toujours plus avantageuse que l’avantage en nature ?
Non. Elle peut être pertinente dans certaines situations, mais elle n’est pas automatiquement la meilleure option. Tout dépend de la valeur du véhicule, de son usage réel, du niveau de rémunération du dirigeant et du cadre fiscal, social et juridique retenu.
Un véhicule électrique est-il automatiquement plus avantageux ?
Pas toujours. Il peut être favorisé sur certaines taxes et certains paramètres sociaux, mais l’intérêt global dépend du modèle, du score environnemental, du mode de financement et de l’usage réel.

